Association pour les REcherches Sous MArines en Roussillon

Année 2017


L'ARESMAR en assemblée générale

2 décembre 2017

Durant l'assemblée générale
Durant l'assemblée générale

 

 L'assemblée générale ordinaire de l'ARESMAR a eu lieu le 2 décembre 2017 dans le locaux de l'Université Perpignan Via Domitia où se trouve son siège social. Une quarantaine de membres présents ou représentés y ont pris part.

 

2017, une année bien remplie

 L'occasion pour eux de revenir sur l'année écoulée, qui a été riche en travaux de terrains et en études archéologiques.

 À commencer par les opérations conduites depuis près de trente ans à Port-Vendres et Collioure qui se sont poursuivies cette année sur le site du cap Gros, à mi-distance en Collioure et Port-Vendres. Des sondages y ont été ouverts sur un gisement d'amphores perdues lors d'un naufrage survenu au début de l'Ère Chrétienne. Originaire de Catalogne sud (province romaine de Tarraconaise), cette cargaison témoigne du commerce du vin et des exportations Ibériques en direction de la Gaule.

 Parallèlement à cette opération qui s'est déroulée en juillet-août, d'autres plongées de repérage sur des épaves potentielles ont aussi été effectuées.

 L'année 2017 a aussi été consacrée pour plusieurs membres de l'ARESMAR à la formation des étudiants du master "Histoire, civilisations, patrimoine", options "Archéologie et Préservation du Patrimoine Sub Aquatique" de l'Université, au travers d'interventions en cours ou sur le terrain.

 L'activité de l'ARESMAR est aussi faite de séances de sensibilisation et de présentation à destination des plongeurs de la région, au travers des comités départemental et régional de la FFESSM.

 À l'étranger, les activités de l'ARESMAR au Liban, engagées par une fouille qui a eu lieu en 2004 dans le port de Tyr, ont été relancées par la demande d'une nouvelle autorisation de fouilles, en cours d'instruction par l'administration libanaise au moment de l'AG.

 

Au programme en 2018

En termes de perspectives d'activités pour l'année 2018, outre la demande d'autorisation en cours à Tyr au Liban, les fouilles conduites sur le site du cap Gros seront renouvelées afin de poursuivre l'exploration du gisement d'amphores dont l'étude a commencée en 2017. L'année 2018 verra aussi la réalisation d'études archéométriques conduite en laboratoire à Barcelone sur une cargaison de tuiles antiques découvertes lors de fouilles à Collioure en 2015.

 

Mais l'année 2018 sera aussi celle des trente ans de l'ARESMAR, qui sera célébrée entre convivialité et apport à la communauté de scientifique, avec diverses manifestations et l'édition d'un livre récapitulant trente années de fouilles en Roussillon.

Au final, une activité riche soutenue par un budget sain, dont quitus a été donné à l’unanimité à la trésorière.

Pour finir, l'assemblée générale a reconduit à l'unanimité le bureau sortant, complété de Eric Bouchet, au poste de trésorier adjoint, demeuré vacant lors des précédentes élections.

 


Les étudiants de master d'archéologie subaquatique de l'université de Perpignan accueillis par l'ARESMAR

octobre 2017

Les opérations de marquage du mobilier à la plume et à l'encre de chine
Les opérations de marquage du mobilier à la plume et à l'encre de chine

Les étudiants de master 2 d'archéologie option "Archéologie et préservation du patrimoine subaquatique" de l'Université Perpignan-Via Domitia viennent de passer trois jours sur le terrain avec Emmanuel Nantet et Franck Brechon, de l'ARESMAR, ainsi que Michel Salvat, gestionnaire du dépôt archéologique de Port-Vendres.

Au programme de ces journées, du travail sur le mobilier céramique mis au jour durant la campagne estivale de l'ARESMAR au Cap Gros.

En effet, chaque opération archéologique est suivi d'une phase d'études "post-fouille" généralement plus longue que la fouille elle-même, durant laquelle les données collectées sont analysées, et le mobilier archéologique étudié. Cette phase débouche sur l'écriture du rapport de fouille remis au Ministère de la Culture et communiqué à la communauté scientifique sous forme de publications.

L'occasion pour les étudiants de s'immerger par la pratique dans les questions liées à la gestion du mobilier de fouille : inventaire, tri et classement des collections, ou encore marquage, photographie, dessin et remontage des amphores.

Des journées bien remplies et fructueuses d'un point de vue pédagogique : plus de 330 tessons de céramique, presque tous issus d'amphores de Tarraconaise de type Pascual 1 sont passés entre leurs mains à l'issue des opérations de dessalage qui duraient depuis cet été.

De quoi affiner leurs connaissances et gagner en pratique tout au long de leur formation. L'occasion aussi pour les archéologues de l'ARESMAR de partager leur travail et leurs connaissances de terrain avec les étudiants qu'ils suivent aussi à l'université.


L'ARESMAR au salon des associations

9 septembre 2017

L'ARESMAR fait découvrir l'archéologie subaquatique aux Port-Vendrais
L'ARESMAR fait découvrir l'archéologie subaquatique aux Port-Vendrais

En septembre 2017 l'ARESMAR était présente au Forum des associations de la ville de Port-Vendres à l'invitation de la Mairie. L'occasion de présenter les recherches conduites depuis une trentaine d'années dans eaux catalanes, des fouilles de l'épave de Port-Vendres 5 "La Mirande" jusqu'aux dernières opérations réalisées à Collioure et au Cap Gros.


Eté 2017 : des sondages fructueux

juillet-août 2017

L'un des sondages réalisé en 2017 qui laisse apparaître les vestiges de la cargaison d'amphores.
L'un des sondages réalisé en 2017 qui laisse apparaître les vestiges de la cargaison d'amphores.

En juillet et août 2017 l'ARESMAR a travaillé sur un gisement d'amphores situé entre Collioure et Port-Vendres, non loin du Cap Gros.

Connu depuis les années 1950, il a fait l'objet d'une première expertise par Yves Chevalier, de la DRASM, en 1970. Redécouvert à l'occasion des prospections conduites par l'ARESMAR en 2016, il a fait l'objet de premiers sondages d'expertise.

Ces sondages ont confirmé qu'il s'agit d'un gisement d'amphores de Tarraconaise de type Pascual 1 (région de Tarragone à Barcelone) transportant du vin vers la Gaule et au-delà au début de notre ère. Le navire s'est probablement échoué et a coulé au pied du tombant. Les vestiges de la cargaison d'amphores sont encore présents, ainsi que les clous de construction du navire et quelques fragments de vaisselle fine.
Une première campagne de sondages très positive qui a permis de préciser la nature du gisement, son état de conservation et son potentiel archéologique.


La FFESSM en visite

29 juillet et 5 août 2017

Pendant la présentation à terre
Pendant la présentation à terre

A l'occasion de la campagne de sondages archéologiques réalisée cet été par l'ARESMAR, l'équipe de fouille a accueilli les 29 juillet et 5 août des plongeurs du Département et de la Région dans le cadre de deux journées de présentation de l'archéologie subaquatique organisée respectivement par Elodie Capet pour le CODEP 66 et Jean Sicre pour le Comité régional Occitanie.

Après une présentation de l'activité qui a permis de revenir sur les objectifs scientifiques de l'archéologie, sur le cadre réglementaire stricte qui la régit et sur la préservation des vestiges, les plongeurs se sont rendus sur le site afin de visiter le chantier en cours de fouille.

Une journée qui a manifestement laissé un très bon souvenir aux participants et a su aiguiser leur intérêt pour l'archéologie tout en leur faisant prendre conscience de ses enjeux.


La saison 2017 se prépare

8 avril 2017

Charlie, mécanicien de l'équipe, en pleine opération à coeur ouvert sur un moteur hors-bord.
Charlie, mécanicien de l'équipe, en pleine opération à coeur ouvert sur un moteur hors-bord.

Les opérations de sondages et de fouilles archéologiques subaquatiques demandent un matériel important : bateaux, aspirateurs à sédiments, pompes, petit matériel technique, matériel photo et de relevé, carroyages, etc.
Tout cela nécessité une préparation longue et de multiples révisions pour que l'ensemble soit parfaitement opérationnel chaque été.

c'est ainsi que les membres de l'ARESMAR se retrouvent au printemps et en début d'été pour des week-ends de préparation.

Trois viennent d'avoir lieu début avril. Le premier, compliqué en raison du mauvais temps, a permis de commencer la préparation du bateau principal de l'association. Le second était consacré à la poursuite des tâches de ponçage et de peinture de la coque, mais aussi à des opérations mécaniques sur les moteurs de pompes et des trois bateaux. Le troisième a été dédié aux TIV des blocs de plongée, et à la préparation des zodiacs.

Ce fut aussi le moment de trier et inventorier tout le matériel proprement archéologique (mires, instruments de mesures, truelles, scies, caisses, parachutes de relevage...) ou nautique (armement des bateaux).

Au total 16 personnes venues de tout le sud de la France et même de Suisse, se sont retrouvées à Port-Vendres, au local technique de l'association, mis à disposition par la Mairie de Port-Vendres dans le cadre d'une précieux soutien municipal. Merci à Charlie, Jean-Charles, Laurianne, Eric, Jocelyne, Gérardo, Victor, Elodie, Laurent, Véronique, Michel, Jean, Franck, Cannelle, Fabrice et Henry d'avoir fait le déplacement pour un travail ingrat mais nécessaire.


L'ARESMAR en déplacement à Marseille

18 mars 2017

Chaque année, l'ARESMAR fait le déplacement à Marseille  à l'occasion de la Journée du DRASSM, qui a eu lieu le 18 mars dernier.

L'occasion pour la dizaine de membres présents de faire le point sur l'actualité archéologique française et internationale.

Après une présentation des évolutions réglementaires dans le domaine, la séance s'est poursuivie par la présentation de plusieurs sites archéologiques et épaves fouillés ces dernières années. En particulier, les épaves de la Jeanne-Elisabeth et d'un transporteur de souffre coulés au large de l'Hérault ont retenues l'attention des archéologues Port-Vendrais et Colliourencs. Un groupe d'étudiants de l'Université Perpignan-Via Domitia préparant un master d'archéologie sous-marine les accompagnait aussi.

Une journée qui a aussi été mise à profit pour échanger avec les services du Ministère de la Culture sur la préparation des prochaines opérations archéologiques à Port-Vendres et Collioure dès l'été 2017.


Journée d'études "archéologie subaquatique" à l'UPVD

15 mars 2017

L'année universitaire 2016-2017 a été marquée à l'Université Perpignan-Via Domitia par l'ouverture d'options dédiées à l'archéologie sub-aquatique, intégrées au Master d'archéologie de l'établissement catalan.

Une douzaine d'étudiants suivent ainsi maintenant des cours sur l'histoire et l'archéologie maritime, sur le patrimoine sous-marin, sa fouille et sa préservation.

Dans ce cadre, Martin Galinier, professeur d'archéologie antique à l'UPVD et responsable du master, a organisé une journée d'études qui vient d'avoir lieu. Elle était intitulée "Apports historiques de l’archéologie subaquatique". Plusieurs fouilles et opérations importantes à Malte, en Espagne, au Liban ou dans les eaux françaises ont été présentées au public nombreux et aux étudiants du master.

En particulier, se fut pour l'ARESMAR l'occasion de revenir sous forme synthétique sur les recherches archéologiques sous-marines catalanes à Port-Vendres et Collioure, mais aussi sur leurs travaux à Tyr, au sud-Liban.

 


Le Dauphin 66 découvre l'archéologie

26 janvier 2017

Une nouvelle activité sous l'eau
Une nouvelle activité sous l'eau

  Jean Sicre et Elodie Capet, de l'ARESMAR, sont allés à la rencontre des membres du Dauphin Catalan, club de plongée de Perpignan.

A programme, une présentation de l'archéologie subaquatique, et des exercices ludiques en piscine basés sur le repérage d'objets, les relevés ou encore le dessin.

Une occasion pour les membres du club de plongée de découvrir une autre facette de leur activité proposée par le FFESSM et les membres de ses commission archéologiques.